lundi, 29 septembre 2008

Le bonheur n'est réel que s'il est partagé*!

 

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Je cherchais sans chercher. Je m’occupais ennuyeusement. Je m’amusais sans joie, je m’enivrais dangereusement. Sans cesse, des pensées fétides me traversaient le crâne, et pourtant je les trouvait presque réconfortantes. Comme pour me rassurer que j’existais bien. « Suis je inutile et hors d’usage ? » comme l’a écrit Daniel DARC. Après une malencontreuse « histoire d’amour de merde », je me suis prise en main et décidée à donner un sens à ma vie. Le premier jour de reste de ma vie a eu lieu , le jour où j’ai aménagé à 21 ans dans ma ville de naissance, où j’y avais vécu auparavant ma première année d’existence. Comme pour reprendre là où ça avait échoué. Laissant derrière moi : histoires sordides, contacts corrompus, famille omniprésente, regards condescendants, seuls mes vrais amis m’ont suivi dans ma quête. Mettant mes qualités humaines « et professionnelles » au service de jeunes en difficulté sociale, je me suis accrochée.

Puis, un clic, un message, un regard, un touché, une rencontre chère à ma vie. Une orgie de bonheur qui m’a envahie puis qui doucement à laisser place à la recherche d’un bien être individuel. Un rencontre d’exception en entraînant d’autre, j’entamais alors une introspection douloureuse, captivante et rassurante, donnant à chaque rencontre avec mon « soi », l’espoir de devenir une femme épanouie, intelligente et heureuse.

On m’a appris à croire en mes qualités, ma créativité, mes intuitions, mes croyances et en Moi. Si aujourd’hui, j’écris, j’ai enfin décidé d’exister avec mes faiblesses et mes forces.

Je n’ai pas encore les réponses à toutes mes questions. Mais je ne quitterai plus jamais de vue qu’il faut marcher tous les jours pour avancer (pas aussi banal que ça). Je cherche à grandir et à ne pas me reposer sur des relations que je finirais par faire pourrir. Chaque jour, je me lève en donnant un peu plus de sens à ma vie.

Et qu’en route pour la joie…

*Dostoievski

La prochaine fois, je ferai un truc plus drôle, d’ailleurs en ce moment j’ai le temps.

dimanche, 28 septembre 2008

Délicieuse lecture

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Assise sur mon nénuphar, un copain de mare me fait par de sa nouvelle lecture : « L’élégance du hérisson ». Se ventant de cette œuvre, je m’intéressa alors à son auteur Muriel BARBERY et choisi l’après midi même de m’emparer d’ « une Gourmandise » précédant « L’élégance du hérisson » (Autant commencer par le commencement). Le soir même, blottis dans mon lit, je me retrouve face à cette oeuvre.

Un critique culinaire se meurt et est à la quête d’une gourmandise passée au-delà de sa conscience. Certains chapitres nous font rencontrer des personnages donnant leur vision de ce "pus grand critique culinaire du monde", et d’autres nous font redécouvrir des mets, des saveurs au combien oublier puisque banales.

J’ai salivé. Mes papilles se sont affolées. J’ai eu faim et l’eau à la bouche. En voilà un petit extrait : « Elles (les pâtisseries) ne sont appréciables dans toutes leurs subtilités, lorsque nous ne les mangeons pas pour apaiser la faim et que cette orgie de douceur sucrée ne comble pas un besoin primaire mais nappe notre palais de la bienveillance du monde ». Une délicieuse écriture, un vocabulaire raffiné, un zeste d’humour, histoire « discrète d’intelligence ».

Sachez que ce roman a reçu en 2000 le « prix du meilleure livre de littérature gourmande ».

C'était ma première crtitique littéraire et un peu brève.

samedi, 27 septembre 2008

Face au mur

 

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Mercredi soir, nez à nez avec ma cousine de Grenouille dans son appartement rennais de 5 mètres sur 5, ayant épuisé tous les sujets socio politico économiques concernant notre chère famille, nous décidâmes d’aller au ciné partager un moment doux et chaleureux.

Youpi, la Palme d’Or sort aujourd’hui, ce film qui fait copieusement l’unanimité de la presse. La bouche en cœur, nous nous rendons dans un cinéma de quartier des plus miteux. Nous sommes aussi entre quatre murs néanmoins en guise de tableau noir une toile blanche. Nous blablatons encore sur les escarpins da ma cousine qui lui faisaient affreusement mal aux pieds (pas beau à voir), et mangions des chips tombant dans nos décolletés et allant ensuite s’écraser sur le sol.

Quand soudain, nous voilà plongé dans l’obscurité la plus totale et dans un silence des plus silencieux ( ?). Ma cousine tente de ranger tant bien que mal, le paquet de chips dans son sac à main (autant essayer de passer un aspirateur au milieu d’une nursery, je n’ai pas trouvé mieux)

Le film commence. Nous voilà aspirées par ce tableau noir ou plus tôt ce tableau blanc. Les scènes passent, l’histoire se déroule sans trop d’encombrements. Pas de musique, montage austère, digne d’un bon film d’ARTE. Mais n’ayez pas peur des 2 heures, je n’y ai pas trouver de longueur. En ce qui concerne le fond, les élèves et profs ne sont -ils pas un peu trop caricaturés ? J’irais jusqu’à dire que c'est assez stéréotypé pour coller à l’image qu’on aime donner à la banlieue. Mais voilà, Laurent Cantet ne m’en a pas donné assez. Il m’a mis l’eau à la bouche. J’aurais tellement en savoir plus sur ces gamins. Réflexion faite! Un film un peu trop documentaire, qui me manquait un peu de profondeur.

A vous les studios !