mercredi, 08 octobre 2008
Cherche Kinder à Paris

Jeune, souriante, charmante, intelligente, séduisante, sexy, très très belle, drôle, sympathique femme cherche collocation avec le plus belle homme de la terre, riche et célèbre avec jeune(s) sympa(s) ouvert d’esprit sachant rire de tout et surtout de lui même dans un somptueux appartement avec vue sur l’Effeil Tower ou bien sur un fly boat pas trop riquiqui!!
Depuis ce matin, je passe mon temps à divaguer sur les multiples sites de colocation qu’offrent les joies de l’internet. Je dois me présenter et dire combien je suis géniale et que tout le monde aimerait être ma ou mon meilleur(e) ami(e) parce que je suis vraiment trop cool. Moi Je veux juste un toit avec des gens sympa et surtout passer du bon temps avec eux.
J’échange les quelques chiffres de la carte bancaire de ma mère (ben oui ! Je suis au chômage encore pendant une semaine, alors j’en profite) contre d’autres numéros dits : sociables, ouvert d’esprit et propres (Des numéros très sympas qui au bout de dix bips, me demandent de laisser un message après un autre dénommé : Bip).
Je ne désespère pas. Je respire et mange un Kinder Surprise (parce que j’aime bien les surprises). Alors je me dis que la recherche de coloc’, c’est comme ouvrir la boule orange du kinder et découvrir la surprise qui nous paraît plus ou moins intéressante dans l’instant.
Au début, on est toujours un peu déçu. La porte s’ouvre et nous voilà nez à nez avec un inconnu (soit trop petit soit trop grand), de suite on essaye de s’imaginer vivre avec lui. Ma tête : « -C’est l’humidité que je sens là ? -Non !! -Quelle horreur son pull !!! » et là il m'entraîne de mètre carré en mètre carré en me relatant qu’il n’a pas eu le temps de faire le ménage car sa mère est passée ce matin. Ma tête : « -C’est tout petit !!! -Oui Grenouille ! Rappelle toi, tu es à Paris ! » Il est gêné, moi aussi. Puis il me dit : « Je bosse dans une maison d’édition » ou « j’aime l’art » ou « j’écris » et là je me sens tout de suite à mon aise dans cette appart’. La phrase aurait été : « Je travail pour un organisme économique ou financier » (un truc avec encore des chiffres) J’aurais de suite esquivé la tasse de thé…
Tout cela pour dire : qu’il ne faudra pas que je reste sur la première impression. Même si la surprise n’est pas celle attendue, il faut prendre le temps de rencontrer sereinement la personne qui veut te prêter un bout de toit (et recevoir ton chèque de 600€).
17:26 Publié dans Je tape dans les boîtes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 07 octobre 2008
Je m'envole

Légère, je marche comme un nuage. Oui, Paris s’offre à moi, Paris me tend les bras. Le téléphone sonna à 10h45 ce lundi matin. « C’est vous et vous seule que je veux pour ce poste » En fait, il ne l’a pas dit comme ça exactement, mais je l’ai compris ainsi. Il a fallu réagir en vitesse, coup de téléphone, c’est ok j’ai un toit pour la première semaine. Mince, je dois récupérer mes dernières affaires laissées dans mon ancien chez moi, enfin chez lui quoi. Au bout de deux heures de route, il est là, il m’attend. On se raconte nos nouvelles vies. On fait le bilan… Il est fière de moi, et moi je m’inquiète un peu pour lui. Mais on est fort, on nous a promis à chacun une belle vie.
Ce mois de galère se termine, la boucle est bouclée. Incertitude, tristesse,monotonie, anxiété, je laisse tout cela derrière moi. En un mois, j’ai pris conscience de toutes les possibilités qui pouvaient s’offrir à moi. Au fond, cette remise en question m’a fait rebondir dix fois plus haut malgré des moments douloureux.
Aujourd’hui, je suis capoute’ (petite nuit). J’ai un dîner d’anif à préparer donc pas trop le temps de blablater des futilités. Je reviens dans quelque heures, je vous ferai l’apologie de la Parisienne (pas la course à pied), parce qu’il y la bonne Parisienne et la moins bonne Parisienne (parce qu’il y a le bon suc… de b…. et le moins bon suc… de b…)*
* Je ne citerais l'auteur de cette figure réthotique plus ou moins fondée,(Parue dans un discours intitulé "Le gobeur de moule") afin de préserver son anonymat et sa vie privée (un peu de sa dignité aussi) J'en profite pour lui faire coucou: "coucou .....".
Pardonnez moi toute cette vulgarité.
13:41 Publié dans Je tape dans les boîtes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
dimanche, 05 octobre 2008
"L'imagination au pouvoir"

Pendant ma période de déprime, j’ai souvent foulé le pavé pour me rendre d’un pas énergique chez mon libraire. Une libraire implantée dans le centre-ville depuis 1937, de père en fils cette librairie vit toujours. J’aime m'y rendre comme on se rend dans une église. Je pousse subtilement la porte grinçante. Je regarde, effleure les étagères du bout de mes doigts.
Ce jour là, je venais avec une idée, bien précise. Je venais d’avaler « La métaphysique des tubes » et « Stupeur et tremblements » d’Amélie Nothomb. Je voulais découvrir le Japon. Un nom me trottait dans la tête : Murakami (Prénom: Ryû, ne pas confondre avec Haruki Murakami écrivain lui aussi). Je m’adresse au fils du patron qui est toujours de bon conseil. Observant mon état déprimé, il me conseilla illico presto : 1969, les autres romans étant plus austères.
Me voilà plongée en 1969, un lycéen tente une révolution contre la société conformiste. Nous le suivons dans ses premiers émois amoureux. Ceux qui ont aimé « Péril jeune » de Klapisch, parcouront se livre d’une traite. Bourré de références, culturelle, musicale, cinématographique, les amateurs de rock, de littérature apprécieront. Sous fond de déclin économique et de guerre du Vietnam, ce roman autobiographique vous transporte avec nostalgie dans ces années où on clamait encore « l’Imagination au pouvoir ».
J'ai du mal à parler des romans que j'ai aimés. J'ai aimé et je voulais vous le faire partager.
22:26 Publié dans Dans l'air du temps | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note








