vendredi, 31 octobre 2008

En plein dans le pif !

images.jpgParis débloque !
Paris me bloque ?
Que Dal !

Je devais emménager avec une chouette fille dans un chouette appart’ au coeur d'un chouette quartier. Mais le proprio nous a plantées…Il n’aura même pas réussi démolir mon petit moral en marshmallow.


Je me relance illico presto dans la quête aux Kinder. Je trouve un joli lieu de vie prêt à m’accueillir dans une semaine. Vais-je retomber dans le panneau ? Ché pas, Peut être qu’au fond les panneaux que je prends  en pleine figure les yeux rivés sur mes bottines en marchant sur les trottoires, j’aime bien me les ramasser de face. Sous la surprise du choc, je n’ai pas mal. C’est après avoir regarder autour de moi, vérifier si personne fut témoin de ma bêtise, que je sens la douleur envahir mon nez. Je le touche. Il ne saigne pas. Il est peut  être cassé ? J’y pense puis cette idée s’évanouit contrairement à la douleur.  Bref mercredi, deux jours avant l’emménagement «prévu», le proprio nous adresse un « c’est plus possible ».


Pas le temps d’accuser le choc, de m’apitoyer sur mon sort alors qu’au fond mon nez n’est pas cassé. Je m’accroche. Lendemain premier rencontre avec un nouveau kinder.


Charmant garçon, il me fait rire, alors je ris, il est séduit, il m’a choisi. Dans une semaine ok. Sûr de sûr ? oui oui ! Allez j’y crois. Je ne serais pas à mon premier panneau Après tout mon nez est solide.

lundi, 27 octobre 2008

Une perle dans un coquillage...

images.jpgAvant Paris, il y a eu rapidement Nantes, mais encore avant, Lorient m’a bercé sur les flots de ses marées d’émotions durant deux années. Deux très belles années avec une préface un peu chaotique.


Comme écrit précédemment dans une note, intitulé « le bonheur n’est réel que s’il est partagé », je retournais vivre dans la ville qui m’a vu naître. Dans mon train ce dimanche, portant mes dernières valises pour mon pseudo futur vrai emménagement, je me suis rappelée. Ces deux valises pesantes que je porte comme une belle histoire encombrante que j’aimerais enfin pouvoir poser, afin de me concentrer sur une autre histoire à écrire.Dans ses valises, ça sent la mer, le grand large, il a du sable, un coquillage qui n’a plus sa perle (à moi d’en trouver une autre)


Il y a comme un goût de Bailey  au fond d’un sac à main qui a foutu en l'air mon portable par noyade. Le Baobab nous en a jamais voulues de lui avoir emprunter ses beaux verres à pied. Un souvenir de dimanche matin à regarder la messe des scouts sur France 3  avec mes copines pâquerette s encore bien embuées par une soirée trop arrosée.


Et puis après le job, il y  avait ma balade quotidienne au bord de mer, que j’effectuais par obligation après mettre empiffrée une tablette de chocolat achetée au supermarché une heure auparavant. Je regardais ces bateaux, cargos ou voiliers devenir tout petits à l’horizon. Je m’imaginais leurs destinations. Mes bas de pantalons prenaient l’eau, et le sable s’infiltrait dans mes Chuks.


Et puis il y avait cet appartement trop grand pour moi seul, mais parfaitement ajuster pour deux. De mes velux, on voyait la mer. L’hiver, il faisait froid alors, on s’y tenait au chaud avec ma théière. Le dimanche matin, j’enfilais mon jogging pas pour faire du sport mais pour aller à la boulangerie qui était à deux pas de courses afin d'acheter une baguette viennoise aux pépites de chocolat.  Le samedi matin était différent, car on se levait, lavait, habillait (plein de truc en "on" et "ait") achetait croissant et canards (3 journaux: Ouest France, Libé ... une petite revue de presse s'improvisait). On s’installait en terrasse face à la mer, presque les pieds dans l’eau avec mes lunettes de soleil de skippeuse (car on avait des relations et aussi on avait des gâteaux Brossard les « duos »). On sirotait nos cafés. C’est lui qui payait. Ma conseillère spéciale-psy n’était pas trop loin. C'était pratique.


Donc voilà, ce qu’il y a dans mes valises qui ne seront plus là à partir de vendredi. Je remplirai mes armoires avec de nouvelles histoires, d’autres comédies, d’autres coquillages, d’autres perles et toujours les mêmes pâquerettes éclaboussant du vin rouge sur mon canapé.
J’attends la suite….

lundi, 20 octobre 2008

My starbuks Coffee is rich(?)

images.jpgComme je vous l’ai écrit samedi, à Paris je marche, je galope, je trotte. Je déambule. Je virevolte au coin des rues. Je feuillette  de multiple fois les pages de mon guide Parisien acheter dans ma petite ville de province. (qui est vraiment petite)


Errer sans but n’est pas très jouissif, sans un rond au fond de ma poche, cela peut vite tourner à la grisaille. Afin d’éviter le plus rapidement possible d’atteindre le seuil de la monotonie, j’ai trouvé une solution afin de me sentir vivante et excitante dans les plus beaux boulevards Parisien (soleil ou pas soleil).


Quand je saisis mon Starbuks Coffee « de la semaine » que me tend un jeune étudiant tapissé  de boutons d'acnée, je me sens importante. Encore bouillant, ce coffee me réchauffe mes doigts et mon coeur. En sortant de la boutique, les caméras se braquent sur moi telle une héroïne de série télé américaine à la mode. Je marche d’un pas décidé, mes cheveux volant au gré de ma démarche, interpellant un taxi afin de rejoindre un appartement trop grand pour moi seule. (Car l’héroïne que je connais ne supporte pas les transports en commun et gagne beaucoup d’argent en étant juste belle.)


Je m’arrête sur le bord d’une allée, pour feuilleter des bouquins bradés. Sous mes pieds l’air d’une bouche d’aération du métro soulève légèrement ma jupe. Je la retiens. Un bel homme (jeune cadre dynamique) passant près de moi, me sourit me laissant deviner qu’il a entre-aperçu le haut de mes cuisses. Je m’en fous, je me sens belle avec ce Starbuks Coffee chaud entre mes mains. Mon Ipod dans les oreilles (ou plus tôt mon shuffle mais ça fait moins… enfin vous comprenez…), je suis bercée par les douces mélodies de Richi Havens et ma quête paraît plus sereine. Paris m’offre une si belle étreinte…


Je finis par jeter ce gobelet négligemment dans une poubelle. Pour 3 euros seulement, j’ai été l’espace d’environ 20 minutes l’héroïne d’une série TV. Si je vivais à Londres, paraît-il même que je pourrais être le personnage d’un roman de Nick Hornby en m’engouffrant l’un de ces délicieux Donuts.

Quoi demander de plus à un simple café ?