mercredi, 10 décembre 2008

De Retour dans la place


come back.jpgUne vingtaine de jours ont défilé depuis ma dernière note. J’étais suspendue à peu de raison. La débauche m’a rattrapé. A mon tour, la pute m’a saisi et je suis devenue la star désenchantée. « Il y a des choses qui nous chatouillent, qui nous piquent et d’un coup nous transpercent le cœur. Je voulais être forte, ne pas regarder la blessure, ignorer la douleur…»
J’ai élucubrer d’une façon douteuse ma nécessité de débauche. Ce qui au fond aboutie à une aporie. Avec le soutien de ma conseillère spéciale. J’ai bouclé ma ceinture de sécurité, est mis des préservatifs plein mes poches et est fait un plongeon en toute sécurité.
La débauche, un cocon, un refuge où perdre pied nous laisse dans un béatitude incertaine.( Et surtout quand on lève la tête on ferme les yeux. On ne veut pas se faire peur, ne veut pas voir combien on déconne.)

Partir au hasard d’une rencontre, se retrouver à parler de physique antique dans une cantine japonaise, découvrir les illuminations de noël sur un scooter d’un pseudo scénariste, jouer à MarioKart dans un appart’ insalubre. C’est pas le fun? Rentrer tard et avoir le gueule de bois.

Puis, un passant se penche vers vous, tend la main et vous hisse hors de cette panade. Avec un soupçon de nostalgie, Je suis de retour dans le monde des biens portants.

Brièvement, mon cerveau est de nouveau sur « ON» (ou «on » , non « je »)et je vais tenter de nouveaux de vous en faire profiter.

vendredi, 14 novembre 2008

La pute

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Je regarde par la baie vitrée de mon nouvelle appartement, sur mon lit bien installée avec mon nouveau pc sur les genoux, et dans mes mains ma tasse de thé bouillante. Dehors, la température est de 6°C. Au moment de commencer une note pour vous chères lectrices et lecteurs, je repense à cet un homme assis au pied de mon immeuble.

Cela fait trois soirs que je passe devant lui, cela fait trois soirs que je laisse tomber quelques centimes dans sa casquette et quelques bonsoirs du bout de mes lèvres sur son visage.

Je lui donne 35 ans, mais son regard est celui d’un vieillard. Non, il n’est pas prostré devant une bouteille de vin ou une canette de bière . Il n’est pas soûl. Il n’es pas affalé sur le trottoir. Il n’a pas de chien infesté de poux ou de tic.

Aujourd’hui, Je sors du métro et ralenti mon pas effréné lorsque j’arrive à sa hauteur, puis je lui offre mes centimes et mes sentiments que j’ai préparés par avance dans le métro, car je sais qu’il sera là. Ce soir, il était différent. Son regard a changé. Est-ce le froid? La peur de la nuit? L’angoisse de la solitude? Ou la haine? Il avait un regard de colère. Le regard qui a envie de s’en mettre une. Et de s’en mettre une bonne - Whiskey, une bouteille de Gin - pour oublier, pour ne pas penser. Combien de temps tiendra -t- il? Tombera-t-il de son trottoir?

Il avait le regard de ces hommes auprès de qui je travaillais cet été. Des hommes qui ont soif. Boire comme avaler un antalgique, pour oublier, anesthésié cette angoisse qui se saisie de votre corps. Les jambes se flagelle, le ventre se noue, le cœur s’emballe, les bras ne se maitrisent plus, et elle finit pas nous étrangler cette putain d’angoisse. Elle nous nargue, elle aussi sur son trottoir. Elle emprisonne le premier sdf venue et l‘ensorcèle. Lui veut fuir la pute, elle est trop difficile à supporter en plus de la faim et de la fatigue. Il cherche le refuge le plus proche, le plus facile d'accès, car il en a marre, il est fatigué, il veut juste oublier.

Le refuge de l’alcool, pour oublier l’espoir. L’espoir qui ramène sans cesse aux souvenirs de moments chaleureux passés en famille ou dans un lit. Oublier ce confort qui est devenu inaccessible . Oublier les gens qui nous ont oublier et ceux qui nous ont jeter. Oublier cette merde dans laquelle on s’est empâté.

Je suis encore passée et ne me suis pas arrêtée. Et si demain, je m’arrêtais et m’asseyais à sa hauteur, que lui dirais-je? Ce n’est pas un soiffard, pas encore. Quelqu’un n’a pas dit un jours: « une parole, et je serais guéri »?

mercredi, 05 novembre 2008

Ma Première Fois

images.jpgAyez, c’est mon premier tag. Il fallait bien que  cela m’arrive un jour. "Dis- moi ce que t‘écoutes, je te dirais qui tu es ?" c’est un peu ça non ?

Le thème est le suivant : “mettre son ipod en position aléatoire et coller les treize chansons qui sortent du chapeau aux treize questions suivantes, sans tricher bien sur !”

Alors, voici les résultats de mon Ipod vert bouteille:

1. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? Take Off -Cocoon (Mes matins fleuris)
2. Comment les autres vous voient ? Little Architect - Herman dune
3. Quelle est l’histoire de votre vie ?  Ma bonne étoile - M. (c'est elle qui me raconte l'histoire)
4. Quelle chanson pour votre enterrement ? Psaume 23 - Danièl Darc (une vraie chanson d’enterrement, donc à éviter)
5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ? Tom ZE - Desaflo, je ne sais pas trop qu’elle est l’intention de cette chanson mais elle me donne envie de marcher.
6. Comment être encore plus heureux ? Cigarettes and alcohol , Oasis (A l’époque où je trainais un peu trop dans les bars avec des gens que je prenais pour des amis, mais j’aimais bien quand même)
7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ? Serre-moi - Tryo (....)
8. Pour décrire ce qui vous ravit ?  Freedom  -  Otis redding (parce que c’est beau la liberté)
9. Votre boulot pour vous c’est… ? Deus i bi Est - Isobel Campbell & Mark Lanegan
10. Que devriez-vous dire à votre boss ? Pose ton gun - ntm
11. Pour vous, l’amour c’est… ?  Sexy Boy - Air
12. Pour vous, la sexualité ça doit être… ? Je t’aime, moi non plus -Serge Gainsbourg
13. Bloguer pour vous c’est… ?  Mr tout le monde – Hocus Pocus, (On cherche tous à être quelqu’un non ? )

lundi, 20 octobre 2008

My starbuks Coffee is rich(?)

images.jpgComme je vous l’ai écrit samedi, à Paris je marche, je galope, je trotte. Je déambule. Je virevolte au coin des rues. Je feuillette  de multiple fois les pages de mon guide Parisien acheter dans ma petite ville de province. (qui est vraiment petite)


Errer sans but n’est pas très jouissif, sans un rond au fond de ma poche, cela peut vite tourner à la grisaille. Afin d’éviter le plus rapidement possible d’atteindre le seuil de la monotonie, j’ai trouvé une solution afin de me sentir vivante et excitante dans les plus beaux boulevards Parisien (soleil ou pas soleil).


Quand je saisis mon Starbuks Coffee « de la semaine » que me tend un jeune étudiant tapissé  de boutons d'acnée, je me sens importante. Encore bouillant, ce coffee me réchauffe mes doigts et mon coeur. En sortant de la boutique, les caméras se braquent sur moi telle une héroïne de série télé américaine à la mode. Je marche d’un pas décidé, mes cheveux volant au gré de ma démarche, interpellant un taxi afin de rejoindre un appartement trop grand pour moi seule. (Car l’héroïne que je connais ne supporte pas les transports en commun et gagne beaucoup d’argent en étant juste belle.)


Je m’arrête sur le bord d’une allée, pour feuilleter des bouquins bradés. Sous mes pieds l’air d’une bouche d’aération du métro soulève légèrement ma jupe. Je la retiens. Un bel homme (jeune cadre dynamique) passant près de moi, me sourit me laissant deviner qu’il a entre-aperçu le haut de mes cuisses. Je m’en fous, je me sens belle avec ce Starbuks Coffee chaud entre mes mains. Mon Ipod dans les oreilles (ou plus tôt mon shuffle mais ça fait moins… enfin vous comprenez…), je suis bercée par les douces mélodies de Richi Havens et ma quête paraît plus sereine. Paris m’offre une si belle étreinte…


Je finis par jeter ce gobelet négligemment dans une poubelle. Pour 3 euros seulement, j’ai été l’espace d’environ 20 minutes l’héroïne d’une série TV. Si je vivais à Londres, paraît-il même que je pourrais être le personnage d’un roman de Nick Hornby en m’engouffrant l’un de ces délicieux Donuts.

Quoi demander de plus à un simple café ?

dimanche, 12 octobre 2008

Mon côté Folk

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Une refrain, une mélodie, un air de musique, se font échos de nos sentiments d'un moment donné de nos vies, d'une époque. (Vous me suivez?). Quelques notes saisies au coin d’une rue, et nous voilà des années en arrière plongés dans nos premiers émois amoureux. Ces derniers temps, ma vie ressemble à un air d’Herman Dune

Ne pouvant me concentrer pour bouquiner, mon cerveau tourne en rond, alors j’ai cherché et j’ai trouvé comment l’apaiser. Direction le disquaire (à côté du libraire), sélection folk, je saisis sans hésiter "Giant" d’Herman Düne. Illico presto dans mon autoradio, je me retrouve sur une route ensoleillée d'Amérique. (Je sais, ils sont un peu français)

Je me laisse bercer sur les voies charmeuses des barbus et le chœur féminin. Les cuivres, les percussions, les guitares me fascinent. La légèreté des chansons me fait surfer sur une vague de bien être l’espace d’un disque. La simplicité des balades, me donne envie de siffloter à l’air libre. Sous des airs de « pop californienne », cela m’offre une aération de mon encéphale, non négligeable.

J’adore. C’est joli aux creux des oreilles.

Aujourd’hui, je pars. Ce départ aura un goût de Folk. Que demander de mieux ? (une super colloc’). Paris sera encore une formidable occasion pour étendre ma culture musicale toujours un peu désuète.

Et qu'en route pour la joie...

Euh, C'est bien du Folk?

 

Je ne sais pas quand je serai de retour dans la blogosphère !!!!

dimanche, 05 octobre 2008

"L'imagination au pouvoir"

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Pendant ma période de déprime, j’ai souvent foulé le pavé pour me rendre d’un pas énergique chez mon libraire. Une libraire implantée dans le centre-ville depuis 1937, de père en fils cette librairie vit toujours. J’aime m'y rendre comme on se rend dans une église. Je pousse subtilement la porte grinçante. Je regarde, effleure les étagères du bout de mes doigts.

Ce jour là, je venais avec une idée, bien précise. Je venais d’avaler « La métaphysique des tubes » et « Stupeur et tremblements » d’Amélie Nothomb. Je voulais découvrir le Japon. Un nom me trottait dans la tête : Murakami (Prénom: Ryû, ne pas confondre avec Haruki Murakami écrivain lui aussi). Je m’adresse au fils du patron qui est toujours de bon conseil. Observant mon état déprimé, il me conseilla illico presto : 1969, les autres romans étant plus austères.

Me voilà plongée en 1969, un lycéen tente une révolution contre la société conformiste. Nous le suivons dans ses premiers émois amoureux. Ceux qui ont aimé « Péril jeune » de Klapisch, parcouront se livre d’une traite. Bourré de références, culturelle, musicale, cinématographique, les amateurs de rock, de littérature apprécieront. Sous fond de déclin économique et de guerre du Vietnam, ce roman autobiographique vous transporte avec nostalgie dans ces années où on clamait encore « l’Imagination au pouvoir ».

J'ai du mal à parler des romans que j'ai aimés. J'ai aimé et je voulais vous le faire partager.

samedi, 04 octobre 2008

Paris m'excite!

paris.jpgMon entretien à Paris n’a pas été des plus concluants. Bref, je crois que je n'ai pas été bonne. Réponse lundi. Je m’imaginais déjà dans le train me menant à Paris la note que j’allais écrire s’il m’avait dit : « c’est vous et vous seul que je veux pour ce poste! » . Le titre de cette note aurait été « Légère, je marche comme un nuage». Mais que nenni. Comme pour prévenir ma chute, j'ai obtenue une heure avant l'heure H un autre entretien mardi, mais pas à Paris (pas en centre bretagne non plus, ouf!).

J’avais pourtant revêtu ma plus belle petite robe en laine grise, avec mes bottes hors de prix, ma petite veste en cuire, maquillage sans fausse note. Rempli d’élégance et de confiance en moi, je remontais le boulevard de Clichy. Même pas peur, malgré ma robe que je trouvais tout à coup trop courte et mon décolleté trop plongeant, je ne cessais de me répéter « non, Grenouille , c’est un effet d’optique ! ». Je croisais quelques écervelées, je changeais donc de direction pour diriger vers l’église Sainte Trinité. J’y suis entrée, me suis assise et ai médité quelques instantes.

Paris m’a toujours fait rêver, par ses spectacles, cabarets, expos et autres événements culturels que nous n’avons pas en province. Tous ses parisiens frénétiquement obstinés à marcher plus vite que celui qui le précède. Moi aussi , je veux marcher vite, donner des coups de coude, être à la bourre , serrer mon sac à mains très fort contre mes seins dans le métro, et qu'on m'y relook! (un mois de galère me retourne le cerveau, je parlais d'"écervelées"?!). Je veux y être, être au centre de tout cette effervescence.

« Si Paris me tend les bras , je ne pourrais refuser une si belle étreinte »


jeudi, 02 octobre 2008

Les milles et un soleils de Pigalle*

 

pigalle.jpgFini la déprime. Demain, direction Paris, je tente ma chance à Pigalle. Non, non, je ne vais pas bosser dans un sexe shop, je serais pas hôtesse dans des bars « spécialisés », meneuse de revue dans un cabaret miteux, non plus ! Plus précisément, j’ai un entretien d’embauche dans une agence d’assistance Je vais mettre mes qualités humaines au profit des fâcheux capitalistes. En effet, je crois qu’ils ont besoin de quelqu’un comme moi.

Afin d’être Bonne au point pour ce rendez vous avec quelqu’un de sûrement important, je me suis renseignée sur les faits historiques de ce quartier, hors mis les prostitués.

Pourquoi Jean Baptiste a réussi à avoir sa place à Paris, son quartier, son arrêt de métro ? (J’ai toujours dis qu’un jour un arrêt de métro portera mon nom, c’est écrit, j’en suis sûr)

Jean Baptiste Pigalle est né en 1714 à Paris et est mort à Paris en 1785 . Rien de plus ordinaire pour le moment. Il commence très jeune son art : la sculpture. Il est entouré des meilleurs en la matière : Robert le Lorrain et Jean batiste Lemoyne (des voisins paraîtrait-il). Donc déjà ça aide. Selon wikipédia , je sais, c’est pas très bon, il a subit l’influence de Bouchardon (lui aussi sculpteur à ses heures perdues).

Ses plus belles œuvres peuvent être admirées au Louvre (la pyramide où il faut 3 jours de trek avec une bonne boussole pour tout admirer et apprendre, sans oublier la paire de chaussures de randonnée, collection printemps été de chez décathlon , parce que si tu prends une paire automne hiver tu vas avoir chaud et ça va grave sentir mauvais). Je cite : Mercure 1774, Voltaire (nu) 1776, L’enfant à la cage 1750 (elles méritent qu'on s'y attarde, vraiment). Il a édifié les célèbres monuments funèbres destinés au Maréchal de Saxe (Strasbourg, achevés en 1776). Mais qui est Maréchal de saxe, grenouille ? Son petit prénom était Maurice. Lui aussi est né puis mort (1696-1750). Bref lui aussi est né du bon côté de la société. Qui plus est c’était un pote à JB (d’ailleurs il s’appelait mutuellement JB et Momo), il lui fit donc sa tombe. Et grâce à la mort de son ami, il connu le paroxysme de sa gloire, car la tombe était vraiment trop géniale et que tout le monde voulait la même chez les bourgeois. Puis il est mort. Comme ça arrive souvent quand on a 71 ans au XVIII siècle.

Je m'éloigne du contexte. C'est tellement passionnant l'histoire de France. En faite Jean Baptiste vivait et avait son atelier dans le quartier des artistes à Paris, d'où la rue, le quartier, le TroMé. Et je crois que je m'enfou, après tout, c'est à moi de trouver une solution pour avoir une station de métro à mon nom.

* film de Marcel Mazé (2006)


dimanche, 28 septembre 2008

Délicieuse lecture

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Assise sur mon nénuphar, un copain de mare me fait par de sa nouvelle lecture : « L’élégance du hérisson ». Se ventant de cette œuvre, je m’intéressa alors à son auteur Muriel BARBERY et choisi l’après midi même de m’emparer d’ « une Gourmandise » précédant « L’élégance du hérisson » (Autant commencer par le commencement). Le soir même, blottis dans mon lit, je me retrouve face à cette oeuvre.

Un critique culinaire se meurt et est à la quête d’une gourmandise passée au-delà de sa conscience. Certains chapitres nous font rencontrer des personnages donnant leur vision de ce "pus grand critique culinaire du monde", et d’autres nous font redécouvrir des mets, des saveurs au combien oublier puisque banales.

J’ai salivé. Mes papilles se sont affolées. J’ai eu faim et l’eau à la bouche. En voilà un petit extrait : « Elles (les pâtisseries) ne sont appréciables dans toutes leurs subtilités, lorsque nous ne les mangeons pas pour apaiser la faim et que cette orgie de douceur sucrée ne comble pas un besoin primaire mais nappe notre palais de la bienveillance du monde ». Une délicieuse écriture, un vocabulaire raffiné, un zeste d’humour, histoire « discrète d’intelligence ».

Sachez que ce roman a reçu en 2000 le « prix du meilleure livre de littérature gourmande ».

C'était ma première crtitique littéraire et un peu brève.

samedi, 27 septembre 2008

Face au mur

 

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Mercredi soir, nez à nez avec ma cousine de Grenouille dans son appartement rennais de 5 mètres sur 5, ayant épuisé tous les sujets socio politico économiques concernant notre chère famille, nous décidâmes d’aller au ciné partager un moment doux et chaleureux.

Youpi, la Palme d’Or sort aujourd’hui, ce film qui fait copieusement l’unanimité de la presse. La bouche en cœur, nous nous rendons dans un cinéma de quartier des plus miteux. Nous sommes aussi entre quatre murs néanmoins en guise de tableau noir une toile blanche. Nous blablatons encore sur les escarpins da ma cousine qui lui faisaient affreusement mal aux pieds (pas beau à voir), et mangions des chips tombant dans nos décolletés et allant ensuite s’écraser sur le sol.

Quand soudain, nous voilà plongé dans l’obscurité la plus totale et dans un silence des plus silencieux ( ?). Ma cousine tente de ranger tant bien que mal, le paquet de chips dans son sac à main (autant essayer de passer un aspirateur au milieu d’une nursery, je n’ai pas trouvé mieux)

Le film commence. Nous voilà aspirées par ce tableau noir ou plus tôt ce tableau blanc. Les scènes passent, l’histoire se déroule sans trop d’encombrements. Pas de musique, montage austère, digne d’un bon film d’ARTE. Mais n’ayez pas peur des 2 heures, je n’y ai pas trouver de longueur. En ce qui concerne le fond, les élèves et profs ne sont -ils pas un peu trop caricaturés ? J’irais jusqu’à dire que c'est assez stéréotypé pour coller à l’image qu’on aime donner à la banlieue. Mais voilà, Laurent Cantet ne m’en a pas donné assez. Il m’a mis l’eau à la bouche. J’aurais tellement en savoir plus sur ces gamins. Réflexion faite! Un film un peu trop documentaire, qui me manquait un peu de profondeur.

A vous les studios !