dimanche, 23 novembre 2008

Un coin de ciel bleu dans mon quartier

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Le ciel avait la couleur du béton armé ce dimanche matin quand je me suis réveillée. Et quand j’ai mis les pieds sur le trottoir, en bas de mon immeuble, le ciel a décidé de cracher son venin. Moche, mon pantalon va prendre l’eau et mon moral aussi si je ne trouve pas un truc chouette à faire.

Je marche. (oui, je marche toujours) direction le bord du canal, je vais me plonger dans une salle obscure. Face à l’entrée du ciné, le choix devait se faire rapidement : « Stella » de Sylvie Verheyde ou « j’irais dormir à Hollywood » d‘Antoine de Maximy. Le premier commençant à 15H05, le second à 15H20 au fond, le choix fut simple.

Me voilà assis bien placé face à l’écran, A ma droite une jeune fille, d’environ 12 ans, à ma gauche , une jeune femme d’une trentaine d’année. Elles ne se connaissent pas pourtant la ressemblance est troublante

Stella m’ a replongé dans ma plus tendre enfance. En primaire, j’étais nul. Mon instit du CP me faisait peur. L’intérêt d’apprendre ne met pas apparu comme une évidence. Benjamin Biolay me rappelle mon père, cet homme sombre et affectueux à la fois. Il était beau dans ses chemises un peu trop juste et négligemment coiffé. Il profitait de petits moments choisis par ses gardes pour démontrer l’amour qu’il nous portait. La présence de Guillaume Depardieu m‘a pris aux trippes . Son regard, sa peau, tout parait sensible. Sylvie Verheyde lui a offert un joli rôle auprès de Stella.

J’ai revisité  mon enfance. Et lorsque que deux heures plus tard, je suis sortie du cinéma. Il ne pleuvait plus. Le béton s’est éclairci. Le cœur lègé, je suis rentré me mettre au chaud.

Bien sûr en passant, j’ai pris un goûté pour mon cher coloc resté à la maison.

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