dimanche, 28 décembre 2008
Je "kiff' " mon Monoprix!

Quand je fais mes courses, je n’ai pas de starbucks chaud entre les mains, ce qui n’empêche pas que je me prends encore pour une héroïne de série tv de seconde zone.
Les projecteurs s’allument.« Silence, ça tourne ». Le clap résonne.
Je sors de mon immeuble, emmitouflée dans trois écharpes et trainant derrière moi mon superbe caddie rouge qui me vaut beaucoup de moqueries de mes copines. Je m’en fou j’aime mon caddie rouge. Je sort donc mon immeuble d’un pas énergique et je me rends au monop’ situé à 10 pas donc tout prêt. Je salue d’un sourire l’agent de sécurité. Je choisis mes légumes faisant le tri entre les pourris et les moins pourris, et mets dans un pochons mes 2 kg de pommes. Je croise quelque beaux jeunes hommes trainant eux aussi les caddies nettement moins chouette que le mien. Nos caddies s'entrechoquent, se bisent du coin des roues. Je souris au propriétaire mais qui est plus occupé à choisir ses pâtes bio. Je trace. La course au moins chère commence. Je slalom entre quelques gamins piquant une crise de nerf, et une mémé que j’ai failli faire chuter.
Autant le quadra choisi astucieusement ses pâtes, autant je choisi ma caissière avec tact. A Mon monop’, j’ai ma caissière préféré. Elle est grosse, en saucissonnée dans un tailleur beige, avec un sert tête pailleté, excessivement maquillée en rose. Elle me balance toujours d‘un ton des plus monotone« vous avez la carte monoprix? » A chaque fois, j’ai envie de rire, alors de mon plus beau sourire je lui réponds un « euh… non! » A peine ai-je répondu que l’a voilà qu’elle me jète cette fois les articles à la figure. Mais moi, je range un par un mes achats dans mon beau caddie rouge. Et je pars, souriante, mon caddie plein. Je laisse un pièce au sdf assis sur le trottoir et disparait dans le hall de l’immeuble.
Les projecteurs s’éteignent. « c’est dans la boîtes »
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samedi, 13 décembre 2008
Contre Balance moi

Lors d’un concert dans une salle Parisienne mythique, une amie me tint à peu près ce discours: « Tu sais S…, j’aimerais être une contrebasse». Je la regardais d’un air dubitatif. Avant même que je puisse lui demander des explications sur cette déclaration, le concert commença. Arriva un joueur énorme avec un minuscule ukulélé, chercher l’erreur. Quand bien même ce fut un excellent concert avec d’excellents musiciens.
Et puis lundi soir, me jetant dans la gueule de la première rame de métro se présentant à moi, complètement essoufflée, je m’assis prêt du premier clodo, et mon regard à croiser l’Homme à l’imposante contrebasse. Il l’a tenait bien fortement contre lui, évitant les chocs contre les parois du TroMé titubant (oui parfois parfois le métro titube). Malgré ses hanches trop fortes et trop larges, il tenait sa basse comme on étreint quelque chose de précieux.
Tout le monde a dans sa tête, l’image de ce musicien à la contre basse. Posant sa tête contre le manche de l’instrument, fermant les yeux appréciant le son fascinant qu‘ils reproduisent ensemble. Il l’écoute jouir, pour lui ce n’est que du plaisir. Malgré ces hanches trop fortes, malgré qu'elle soit imposante, il aime et quand il ne la fait pas jouir, il en prend soin tout simplement, la posant chaque soir au même endroit, la faisant jouir pour lui seul ou pour un public entier. J’aimerais être une contre basse. Qu’on m’étreint passionnément dans le métro pour me protéger des mauvais regards(et que je chute, puisque le TroMé titube). Qu’on m’aime avec mes hanches en chocolat. Son corps tout contre le mien, qu’il me fasse jouir pendant des heures, tout simplement… J'adhère: J’aimerais être une contre basse.
Cependant un joueur de Ukulélé, pourrait très bien me combler.
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mercredi, 10 décembre 2008
De Retour dans la place
Une vingtaine de jours ont défilé depuis ma dernière note. J’étais suspendue à peu de raison. La débauche m’a rattrapé. A mon tour, la pute m’a saisi et je suis devenue la star désenchantée. « Il y a des choses qui nous chatouillent, qui nous piquent et d’un coup nous transpercent le cœur. Je voulais être forte, ne pas regarder la blessure, ignorer la douleur…»
J’ai élucubrer d’une façon douteuse ma nécessité de débauche. Ce qui au fond aboutie à une aporie. Avec le soutien de ma conseillère spéciale. J’ai bouclé ma ceinture de sécurité, est mis des préservatifs plein mes poches et est fait un plongeon en toute sécurité.
La débauche, un cocon, un refuge où perdre pied nous laisse dans un béatitude incertaine.( Et surtout quand on lève la tête on ferme les yeux. On ne veut pas se faire peur, ne veut pas voir combien on déconne.)
Partir au hasard d’une rencontre, se retrouver à parler de physique antique dans une cantine japonaise, découvrir les illuminations de noël sur un scooter d’un pseudo scénariste, jouer à MarioKart dans un appart’ insalubre. C’est pas le fun? Rentrer tard et avoir le gueule de bois.
Puis, un passant se penche vers vous, tend la main et vous hisse hors de cette panade. Avec un soupçon de nostalgie, Je suis de retour dans le monde des biens portants.
Brièvement, mon cerveau est de nouveau sur « ON» (ou «on » , non « je »)et je vais tenter de nouveaux de vous en faire profiter.
20:56 Publié dans Dans l'air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note








